Il y a quelques années, le personnel du Conseil a suggéré l’idée d’entreprendre une étude exhaustive des tendances en matière de danse au Canada. Le but de cette étude était de répondre à des questions comme : combien y a-t-il de personnes qui dansent au Canada, qu’il s’agisse de danse professionnelle, récréative, sociale ou commerciale, et ce, dans toutes les disciplines? Combien d’écoles publiques défendent les bienfaits de la danse? Combien de lieux de spectacle sont réceptifs à la danse? Y a‑t‑il un clivage entre les régions urbaines et rurales? Quels sont les « points chauds et froids » de la danse au pays? Pouvons-nous établir le profil des amateurs de danse – parents d’étudiants en danse, bénévoles, donateurs, publics? Où y a-t-il croisement entre la danse et d’autres domaines comme l’éducation, la santé et la justice?

Des artistes du Ballet pendant un spectacle donné dans le cadre du programme Dance About. Photo : Bruce Zinger / avec l’aimable permission du Ballet national du Canada
L’idée a pris forme, a fait boule de neige, et a donné lieu à une Conversation sur la danse qui s’est déroulée ici, au Conseil, en mars dernier. L’étude cartographique de la danse au Canada était née. Cette étude procurera un profil fondé sur des éléments probants de l’étendue et de la profondeur des activités de danse au Canada, et permettra de mieux comprendre l’infrastructure de la discipline et son incidence sur la société. Cette étude, comme son nom le suggère, vise à dresser une carte de la situation, à en brosser le portrait. Tout comme une carte géographique, elle indique ce qui se trouve à tel endroit (en plus d’ajouter, dans notre cas, qui s’y trouve). Les cartes ne mentionnent pas que « ce serait bien qu’une rivière passe ici » ou qu’il « manque une petite ville dans cette région ». De même, l’étude n’est pas une analyse des besoins, un plaidoyer pour la danse, ni un plan quant à l’avenir ou au financement de la danse (bien que les résultats de notre recherche pourraient être utilisés à ces fins).
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